Parlons affichage ! Je vous propose aujourd’hui de vous partager mon vécu, mon histoire personnelle sur cette affichage et toutes les conséquences qu’il a eu sur ma manière d’enseigner. Attention, il n’y aura pas de références théoriques, juste mon vécu. J’aime patouiller, tester, faire et défaire, partir de mes difficultés d’enseignante et de celles de mes élèves. C’est exactement ce que je vais vous raconter.

Comment suis-je arrivée à mettre en avant les régularités de la langue française ?

Il y a quatre ans, j’ai participé à une formation très intéressante sur la maîtrise de la langue de Mr Patrice Gourdet, maître de conférence en sciences du langage. J’ai vraiment eu un déclic concernant ma manière d’enseigner l’étude de la langue et les traces écrites à proposer à mes élèves. De cette réflexion et de mon vécu de classe est né mon affichage de conjugaison basé sur les régularités.

Une feuille blanche est accrochée juste en dessous. Nous y notons les exceptions rencontrées au fil de l’année.

Cette formation a été une vraie révélation pour moi. Bon, je vous avoue que 4 ans après, je suis incapable de vous expliquer dans les détails le fin fond de cette formation. – J’avoue y être allée un peu à reculons, un mercredi après-midi, dans l’optique de rester dans le fin fond de mon fauteuil à corriger mes copies … toi même tu sais -. Cependant, je me rappelle très bien des exemples très concrets que le conférencier a utilisé pour nous (me) faire prendre conscience qu’il était important que partir de la régularité de notre langue française. Un des exemples était qu’il voyait dans les classes (dont la mienne à l’époque) des tonnes d’affichages de listes d’exceptions notamment avec le pluriel des noms et les fameux “poux, cailloux, genoux …”

Il nous a alors raconté l’histoire de la lettre x et des moines scripteurs (je vous laisse faire vos recherches, je ne voudrai pas froisser les puristes).

Bref, le lendemain, sans faire de recherches, je suis arrivée en classe et j’ai annoncé, enthousiaste, à mes élèves : “j’ai une histoire à vous raconter ! Si vous la retenez alors vous ne vous mélangerez plus jamais les pinceaux pour mettre un nom ou un adjectif au pluriel : Au pluriel on met toujours un -S ! Sauf si le mot se termine par un -u. Si tu as un doute, tu appliques cette règle, il y a des exceptions, dès que l’on en rencontrera une, on la notera sur une affiche pour s’en souvenir”. Et voilà comment j’ai arrêté de faire la satané leçon du pluriel des mots en -eau, -au, -ou…

Est-ce que tu es en train toi aussi de te dire que cette règle fonctionne en cherchant des exemples ? 🙂 J’ai fait et je fais toujours pareil, pas de soucis !

Suite à cette première petite révélation, j’ai ensuite décidé de me pencher sur mes affichages de conjugaison. Je cherchais un affichage clair et qui ne prenne pas tout un pan de mur. Au fil de mes recherches, je suis tombée sur une photo twitter qui proposait un affichage de conjugaison horizontale.

Je vous avoue qu’il m’a fallu un petit moment pour le décrypter. Et là encore révélation ! Mon affichage de conjugaison prenait vie. On était en milieu d’année, je ne souhaitais pas changer ma façon d’enseigner la conjugaison. Je souhaitais que l’affichage soit utile pour les élèves. Nous avons donc “classiquement” vu la terminaison de chaque groupe de verbes à chaque temps et à la fin de la séquence, nous réfléchissions ensemble à la manière de synthétiser les apprentissages et les terminaisons sur notre affichage.

Les coquilles sur “faites” et “dites” ont été rectifiées dans le fichier en téléchargement !

Je vous partage aujourd’hui mon expérience, mon vécu. Mon affichage et ma façon de faire ne sont pas parfaits, ils pourraient s’appuyer sur des ouvrages et des didacticiens mais cela fonctionne pour mes élèves. Mes élèves se le sont approprié au quotidien dans leur production écrite ou exercices de réinvestissement .. Nous trouvons bien sûr des irrégularités, des failles et nous les gardons en mémoire sur un affichage spécifique.

Je ne vous propose aujourd’hui qu’un affichage. Je souhaite prendre le temps de lire et de me renseigner sur la conjugaison horizontale pour en modifier mes pratiques dans sa globalité. Cette démarche est encore en construction.

Des apports sur la conjugaison horizontale ?

Si tu souhaites te renseigner davantage sur la conjugaison horizontale, je te renvoie sur le site de François Kleczewski, professeur des écoles à l’origine de ma réflexion sur cette affichage. Merci à lui !

Plus récemment, la professeure et blogeuse Tanière de Kyban a sorti un ouvrage consacré à la conjugaison horizontale au cycle 2 édité chez Retz.

Documents à télécharger

Vous trouverez ci-dessous l’affichage à imprimer gratuitement. Les terminaisons du passé-simple et des autres temps (plus-que-parfait..) ne sont pas encore faits car nous les construisons au fur et à mesure de l’année. N’hésitez pas à m’envoyer vos tableaux complétés !